04 avril 2008
Lorsque Mathilde fait le trottoir...pour Amnesty
Deuxième jour... Je rencontre ma collègue Tanya, une Portoricaine (chic chic je vais pouvoir parler espagnol!) et qui m'explique en gros ce qu'on sera amenée à faire.
Elle me parle en particulier du cas de Troy Davis, cet Américain noir (déjà c'est mal barré) accusé d'avoir tué par balle un policier (aïe) blanc (re-aïe), crime qu'il a toujours nié avoir commis.
Cela fait 16 ans qu'il est dans le couloir de la mort, malgré de nombreuses irrégularités dans son procès et dans l'enquête menée (témoins parlant sous pression de la police, contradictions, etc.). Tous les recours en justice ont été épuisés ; son exécution devrait avoir lieu dans les mois qui viennent et sa seule chance à présent, c'est que sa peine puisse être transformée en perpétuité par le State Board of Pardons and Paroles (Comité des grâces et des libérations conditionnelles) de Géorgie.
http://www.amnestyinternational.be/doc/article11238.html
C'est donc sur ce cas que l'action va majoritairement porter. A titre informatif, vous aussi pouvez envoyer des demandes de clémence (cliquez sur le lien ci-dessus qui reprend le cas, puis regardez en bas de page).
L'après-midi, je me suis faite emprunter par d'autres stagiaires pour aller faire le trottoir (oui je sais, dit comme ça, ça fait bizarre). Il s'agissait de distribuer des tracts pour la promotion du "Global day for Darfur" qui aura lieu dimanche 13 avril.
Ok, on est pas obligé d'y aller, mais je suis sure que ça va être super intéressant! Et puis j'ai bien envie de profiter à fond de l'opportunité d'un tel stage. J'aime bien l'idée que les stages effectués dans des organisations militantes ont des horaires plus "flexibles" que le classique 9h-17h30!
Bref, la petite Mathilde va de découverte en découverte, et j'ai vraiment bien aimé ces heures à arpenter les trottoirs de Washington (j'aurais jamais cru que je dirais ça un jour!).
D'ailleurs une petite dédicace à mon coloc bruxellois préféré, psy en devenir (qui sait?)... parce que les trottoirs de Washington, si t'as besoin de faire des études de cas, c'est un véritable vivier!!! Hallucinants, les mecs! Là où j'ai craqué c'est quand un groupe de clodos a commencé à me parler du Darfour, le seul mot que je comprenais c'était "fuck", allégrement décliné avec tous ses suffixes (fucking, fuck-off, fucker, fucked...) Bien entendu, je comprenais aussi "Darfur" aussi, mais proportionnellement... hum hum. En tout cas ils avaient l'air scandalisé par ce qu'il se passe là-bas!
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